Fatou Bintou Ndiaye
Premium memorial FeaturedLovingly known as “Maman Fatou”
26 January 1948 — 19 July 2026 · aged 78
Sage-femme de l'hôpital Le Dantec, formatrice et mère de milliers de petits Dakarois
About Fatou
À la maternité de l'hôpital Aristide Le Dantec, on disait que les bébés nés pendant la garde de Fatou Ndiaye pleuraient moins fort. Les jeunes mères, elles, juraient que c'était parce qu'elle leur chantait quelque chose en wolof à l'oreille, tout bas, au moment où il fallait pousser.
Née à Rufisque en 1948, fille d'un pêcheur et d'une vendeuse de poisson fumé, Fatou fut la première de sa famille à poursuivre ses études au-delà du certificat. Admise à l'École de sages-femmes d'État de Dakar en 1968, elle en sortit trois ans plus tard major de sa promotion et fut affectée à Le Dantec, où elle resta trente-sept ans. Elle y fut sage-femme, puis surveillante de la maternité, et estimait avoir accompagné la naissance de plus de douze mille enfants.
Elle épousa Ibrahima Ndiaye, instituteur, en 1973, et ils élevèrent trois enfants à la Médina, dans une maison où la porte n'était jamais fermée à clé. Dans les années quatre-vingt-dix, elle suivit un diplôme universitaire de santé de la reproduction à l'Université Cheikh Anta Diop et devint chargée de cours à la faculté de médecine, où elle forma des centaines de jeunes sages-femmes. Elle leur répétait que le geste le plus important d'une sage-femme n'était pas technique mais humain : écouter avant de toucher.
Pieuse, généreuse et pleine d'humour, elle préparait chaque vendredi un grand plat de thiéboudienne pour les voisins, suivait avec passion les matchs des Lions de la Téranga et ne ratait aucun baptême de ceux qu'elle avait mis au monde.
Maman Fatou s'est éteinte paisiblement chez elle, à la Médina, en juillet 2026, après une courte maladie. Elle laisse son époux Ibrahima, ses trois enfants, neuf petits-enfants, et d'innombrables Sénégalais qui lui doivent leur premier cri.
“Le plus important geste d'une sage-femme est d'écouter avant de toucher.”
- Faith
- Muslim
- Place of birth
- Rufisque, Région de Dakar
- Resting place
- Cimetière musulman de Yoff, Dakar
- Passed away
- 19 July 2026, Dakar
Prière funéraire (Janazah)
Monday, 20 July 2026 at 07:00 UTC
Add to calendarMemorial fund
Fonds Maman Fatou, bourses de sages-femmes
Financer des bourses pour de jeunes sages-femmes sénégalaises, en mémoire de celle qui en a formé des centaines.
$1,990.25 raised of $4,000
50%20 recent contributions
- NO
Natalia Ocampo gave $47.50 · 22h ago
“With love from the diaspora.”
- FC
Fatima Cissé gave $23.75 · 3d ago
“From your old classmates.”
- YA
Yusuf Ali gave $142.50 · 3d ago
“Pole sana to the family.”
- RK
Rini Kusuma gave $9.50 · 4d ago
“From your old classmates.”
- TF
Tommy Furlong gave $23.75 · 5d ago
Life journey
Diplôme d'État de sage-femme
École de sages-femmes d'État de Dakar1968 – 1971 · Dakar
Major de sa promotion.
Sage-femme, puis surveillante de la maternité
Hôpital Aristide Le Dantec1971 – 2008 · Dakar
Plus de douze mille naissances accompagnées.
Mariage avec Ibrahima Ndiaye
1973 · Dakar
Plus de cinquante ans de mariage.
Diplôme universitaire en santé de la reproduction
Université Cheikh Anta Diop1991 – 1993 · Dakar
Suivi en cours du soir tout en travaillant.
Chargée de cours et formatrice
Faculté de médecine, Université Cheikh Anta Diop1994 – 2010 · Dakar
A formé plusieurs centaines de sages-femmes.
Distinction de la sage-femme de l'année
Association sénégalaise des sages-femmes d'État2002 · Dakar
Pour trente ans de dévouement aux mères.
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Family & connections
Fatou is survived by
- Ibrahima Ndiaye· Spouse
- Dr Aïssatou Ndiaye· Daughter
- Mamadou Ndiaye· Son
- Awa Ndiaye Sarr· Daughter
- 9 petits-enfants· Grandchildren
Tributes & memories
5 people have shared a memory of Fatou.
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Fille
Maman disait que chaque naissance était un cadeau, et que la seule façon de le rendre était d'en prendre soin. Elle a pris soin de milliers de gens. Merci à tous ceux qui nous ont écrit, nous lisons chaque message ensemble le soir, en famille.
- FC
Née à Le Dantec, aujourd'hui à Lyon
Ma mère m'a toujours dit que Fatou Ndiaye m'avait mise au monde en 1990, pendant une coupure d'électricité, à la lueur d'une lampe-tempête. J'ai grandi en entendant cette histoire. J'ai pu la remercier en personne il y a trois ans.
- PF
Collègue, faculté de médecine, UCAD
Fatou enseignait aux futurs médecins que la sage-femme est la première à voir un enfant et la dernière à partir quand la mère s'endort. Ses cours étaient les seuls où les étudiants applaudissaient. Nous avons perdu une grande pédagogue.
- AD
Voisine à la Médina
Chaque vendredi, un plat de thiéboudienne débarquait chez nous, porté par un de ses petits-enfants. Elle ne nous a jamais laissés sans rien, même dans les années difficiles. La Médina vient de perdre sa maman à tous.
- DS
Ancienne élève sage-femme, aujourd'hui gynécologue
Elle m'a appris à tenir la main d'une patiente avant de tenir un instrument. Un soir de garde difficile, elle m'a dit : « Respire, et elle respirera avec toi. » Je répète cette phrase à mes propres étudiantes. Merci, Maman Fatou.